L’île de Madagascar en quelques mots

 

En route pour Madagascar, l’ile rouge,

Et Bémahatazana ville des hauts plateaux,

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Madagascar mesure 587.000 km², elle se situe le long du canal du Mozambique, à 400 km des côtes africaines.

Il y a 23.000.000 d’habitants. Les Hauts plateaux s’élèvent de 800 à 1500 m d’altitude.

Bémhatazana se situe en pleine brousse, à 2 h 30 de piste d’Ambararatabe et 270 km d’Antananarivo, la capitale.

 

 

Les paysans vivent très pauvrement. Il y a peu d’eau potable, peu d’électricité, pas de matériel agricole.

4 - et encore une rizière

 

 

 

 

Le riz est la nourriture principale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cyclones, les tempêtes tropicales et les inondations qu’elles provoquent, la sécheresse à d’autres moments, et les invasions de criquets détruisent souvent les récoltes.

La culture sur « brulis » et la destruction des forêts désertifient la campagne.

On utilise beaucoup le charbon de bois pour faire la cuisine…

Situations des enfants en 2010 :

Très peu sont scolarisés, les écoles sont peu nombreuses, trop petites ou trop éloignées.

80 % des écoles sont gérées par des religieux – 20 % sont des écoles publiques.

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Paysages des hauts plateaux

 

maison de terre ou de briques

maison de terre ou de briques

toits de chaume

toits de chaume

 

 

 

 

 

 

 

 

Le zébu, très utile, est souvent la seule richesse du paysan

Le zébu, très utile, est souvent la seule richesse du paysan

 

 

les pistes où ne peuvent circuler que les 4x4

les pistes où ne peuvent circuler que les 4×4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A

 

le grainetier

le grainetier

 

 

 

 

 

 

 

marchand de marmites

marchand de marmites

 

 

 

 

les brodeuses

les brodeuses

 

 

 

 

Vous venez à travers ces quelques images de découvrir Madagascar.

En 2010, nous sommes allés en visite là-bas.

Nous avons été accueillis par les habitants de Bémahatazana.

Ils nous ont fait part de leur désir d’avoir une école dans leur village.

Ils avaient commencé à s’organiser en créant un comité de parents.

Ils avaient mis bout à bout quelques lopins de terre pour avoir une surface de terrain assez grande afin de recevoir un ou plusieurs bâtiments scolaires. Ils avaient commencé à fabriquer des briques  de terre.

Nous avons appris qu’avec 1 €, nous pouvions acheter 50 briques.

A notre retour, nous avons décidé de trouver  l’argent nécessaire pour acheter suffisamment  de briques pour construire l’école primaire. Cela n’a pas été très difficile, famille et amis nous ont aidés.

Le 1er bâtiment a été construit, puis le 2éme et le 3éme pour le collège.   Le 4éme est en cours pour le lycée.  (Le plus proche est à 70 km, soit  à des heures de piste)

Désormais 750 enfants sont scolarisés, mais d’autres attendent encore.

Ce sont les Sœurs de Notre Dame de la Salette qui ont été appelées pour gérer  l’école.

Mais il faut construire encore : la cantine, l’internat, le terrain de sport, un dispensaire, etc…

 

Que font les pouvoirs publics ?

  • Presque rien… les hauts plateaux sont  un peu oubliés.

Pourquoi les familles sont elles  en difficulté ?

  • Les paysans travaillent dès l’aube jusqu’au coucher du soleil.
  • Ils subissent souvent les aléas climatiques.
  • Ils n’ont aucune couverture sociale. Ils doivent emprunter pour se soigner, passer un examen médical, acheter la pharmacie… Ils n’auront d’autre choix, lors de la récolte de riz, que d’en vendre une partie à très bas prix, pour rembourser la dette.  Ils devront à nouveau emprunter  quelques mois plus tard, pour racheter le riz qui leur manquera  pour faire la soudure,  avant la nouvelle récolte.

Les Paysans cultivent  aussi fruits et légumes  pour les vendre au marché du bourg voisin. Ils partent au milieu de la nuit avec une petite charrette et marchent des heures pour atteindre le marché.

Ils sont nombreux à le faire, tout se vend à très bas prix et ne rapporte que peu d’argent.

C’est un cercle infernal, mais ils ne baissent pas les bras. Nous,  visiteurs français pouvons témoigner que la population est courageuse, volontaire et motivée.

Le cyclone du mois de février 2015 a fait de nombreux morts, les inondations ont emporté les récoltes, les maisons de terre se sont écroulées sur leurs habitants.

 

Tout est à recommencer!!

 

Les dernières réalisations :

les sanitaires de l'école

les sanitaires de l’école

sanitaires (arrière) Angola

réserve d’eau potable

l'école

l’école

 

l'intérieur d'une classe

l’intérieur d’une classe

 

Les constructions, les aménagements, les équipements ont  été réalisés grâce à l’aide de différentes  associations :

Rotary de Roubaix et de Grenoble, Cœur Monde, Santé et développement,  AASA-SNDS, congrégation des sœurs de ND de la Salette,  Enfance et Partage,  Les enfants des écoles St Charles à Rillieux,  St Joseph à Gap et à Digne, et de nombreuses personnes à titre privé.

L’école St Jospeh de Gap est désormais jumelée avec celle de Bémahatazana.

Le futur lycée formera les jeunes à l’éco-agriculture en l’adaptant aux conditions du pays . Il pourra alimenter la cantine.

Les semences récoltées seront partagées avec les parents pour les initier à de nouvelles méthodes,  en faisant référence  à l’enseignement de P.Rabhi.   (éco-village et ferme des Amanins en Ardèche).

A ce jour, dans nos projets :

  • Aider à la construction d’un orphelinat à Ganda en Angola,
  • Participer à la réalisation du Foyer des Enfants des rues au Brésil, à CUIABA.
  • Continuer de soutenir Madagascar pour que vive et se développe l’école.

Le Petit Baobab espère grandir en coopérant avec toutes les personnes de bonne volonté, soucieuses de justice, des droits des enfants à l’éducation,  à la santé et de la protection de la planète.

 

Au brésil:

En Angola, orphelinat de Ganda:

Les travaux sont suspendus faute d’argent pour acheter les matériaux.